La CGT revendique un droit à la santé hormonale. Ce droit se veut le plus inclusif possible pour lutter contre toutes les formes de discriminations et d’exclusions. C’est une revendication progressiste et innovante qui permet d’aborder des sujets encore tabous mais bien présents et de prendre en compte les spécificités de genre et d’inclure le maximum d’agent∙es.
Les enjeux d’égalité, d’émancipation et des droits des femmes sont particulièrement sur le devant de la scène depuis la déflagration de « MeToo », en 2018. Ce sont des sujets partagés sur les lieux de travail notamment quand il s’agit de la question de l’égalité salariale, de la revalorisation des filières à prédominance féminine et sur le droit à la santé.
En 2024, à la suite de notre congrès fédéral, le collectif fédéral femme-mixité a été mandaté pour élaborer un revendicatif autour de la santé des femmes répondant à la montée des aspirations des agent·es en matière de prise en compte de leur santé et l’impact sur leur vie professionnelle. Rappelons que la Fonction publique territoriale est composée de 63 % de femmes ; l’attente était donc grande sur ce sujet.
Les attaques sur la santé, avec la journée de carence et les 10 % d’abattement sur la rémunération en cas de Congé Maladie Ordinaire, s’inscrivent dans les préoccupations premières des personnels.
Depuis deux ans, plusieurs collectivités, à l’initiative majoritairement des employeurs, ont mis ou tenté de mettre en place « un congé menstruel » pour répondre à des problématiques de santé. Cela se fait en dehors des plans égalités ou des négociations de la Protection Sociale Complémentaire.
La CGT, que ce soit la confédération ou notre fédération, a travaillé donc ce sujet pour se doter d’un revendicatif qui permet aux camarades sur le territoire de construire et mener les luttes avec les personnels.
La confédération, via la commission femme mixité confédérale, a élaboré un document.
En nous appuyant sur le travail de la confédération, de plusieurs collectivités et syndicats, ainsi que l’organisation d’une première journée d’étude en novembre 2025, nous avons pu aboutir à un corpus de revendications et de propositions. En complément, nos mandaté·es en FS3 du CCFP, qui négocient le futur accord égalité professionnelle Femme/Homme dans la Fonction publique, ont porté qu’un axe sur la santé des femmes soit ajouté. Cette exigence a été retenue.
Le collectif femme-mixité fédéral propose de vous restituer ce travail, validé à l’unanimité par la commission exécutive fédérale le 5 février 2026 et sera déployé comme un marqueur fort de la campagne des élections professionnelles 2026.
Cette restitution aura lieu le 26 et 27 mars 2026, à Montreuil, en présentiel.
Nous inviterons nos camarades des autres versants de la FP ainsi qu’un·e représentant·e de la commission femme-mixité confédérale à participer à nos travaux.
Salutations adelphiques,
Le collectif fédéral Femme-mixité
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