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La CGT Ville de Reims et l'UFICT-CGT du Grand Reims participeront aux dépôts de gerbes à l’occasion du Jour des défunts
De l'ombre à la lumière : Le combat héroïque de la CGT contre le régime de Vichy et l'occupation nazie

Durant les heures les plus sombres de l'histoire de France, face à la double menace du nazisme et de la collaboration d'État menée par le régime de Vichy, la Confédération Générale du Travail (CGT) a su incarner la dignité, la résistance et l'espoir. Alors que les libertés fondamentales étaient piétinées et que le syndicalisme indépendant était dissous, la CGT a choisi la voie du combat clandestin pour défendre les travailleurs et la souveraineté de la nation.

La dissolution des syndicats et la trahison de Vichy

Dès l'été 1940, le gouvernement de Pétain s'empresse de liquider les organisations ouvrières libres. La Charte du travail, promulguée en octobre 1941, abolit les syndicats et tente d'imposer un corporatisme d'État. Pour la CGT, entrée dans la clandestinité dès l'interdiction de ses structures, il est hors de question de plier face à l'occupant et à ses relais collaborationnistes.

Sous l'impulsion de figures majeures de la Résistance syndicale (telles que René Belin et ses dérives mises à part, c'est la CGT clandestine incarnée par des militants comme Louis Saillant, Pierre Villon ou Henri Raynaud qui structure le combat), le syndicalisme s'organise dans l'ombre.

La résistance active et le sabotage

Les militants cégétistes ont joué un rôle de premier plan dans la lutte armée et le sabotage économique contre l'effort de guerre allemand. Dans les usines, les mines et les chemins de fer, les résistants de la CGT ont orchestré des ralentissements de production, des sabotages de matériel et des grèves d'avertissement, malgré la répression féroce, les arrestations par la Gestapo et les exécutions sommaires.

Le refus du Service du Travail Obligatoire (STO), instauré par le régime de Vichy pour envoyer la jeunesse française travailler en Allemagne, a également trouvé dans la CGT un canal de mobilisation et de soutien logistique fondamental, alimentant les premiers maquis.

L'unité et le Programme du Conseil National de la Résistance (CNR)

L'un des plus grands faits d'armes de la CGT clandestine a été de recouvrer son unité. En mars 1943, les accords du Perreux scellent la réunification de la CGT (entre anciens de la tendance confédérée et de la tendance unitaire), prouvant que face au fascisme, le monde du travail fait bloc.

Cette force unifiée pèse de tout son poids dans l'élaboration du programme du Conseil National de la Résistance (CNR), adopté le 15 mars 1944. Ce texte visionnaire, largement inspiré des aspirations syndicales, pose les bases de la France libérée :

  • Un plan complet de sécurité sociale,

  • Le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, des sources d'énergie et des banques,

  • Un droit au travail et un statut garantissant les droits des salariés.

Héritage et mémoire

Le combat de la CGT sous l'Occupation rappelle que le syndicalisme n'est pas seulement un outil de défense des salaires, mais le pilier fondamental de la démocratie sociale et des libertés publiques. En payant un lourd tribut en vies humaines — avec des milliers de militants fusillés, torturés ou morts en déportation —, la CGT a contribué de manière décisive à la libération de la France et à la construction de ses conquis sociaux les plus précieux.

Souhaitez-vous que l'on ajuste cet article ou que l'on développe un aspect particulier de cette période historique ?

La CGT Ville de Reims et l'UFICT-CGT du Grand Reims participeront aux dépôts de gerbes à l’occasion du Jour des défunts
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