Du 3 au 10 décembre 2026, nous voterons pour élire celles et ceux qui porteront la voix des agents publics pendant les quatre prochaines années.
Fonctionnaires ou contractuels, agents de catégorie A, B ou C : nous sommes toutes et tous concernés !
Ces élections permettront de renouveler les instances de dialogue social des trois versants de la Fonction publique : Comités sociaux territoriaux (CST), Commissions administratives paritaires (CAP) et Commissions consultatives paritaires (CCP).
Mais ne nous y trompons pas : ce vote est loin d’être une simple formalité administrative.
Voter, c’est choisir le rapport de force !
La Fonction publique, ce sont avant tout des femmes et des hommes qui font vivre au quotidien les services publics.
Voter, c’est décider de celles et ceux qui défendront nos droits, nos conditions de travail, nos rémunérations et notre statut face aux choix de l’administration et aux politiques qui fragilisent nos services publics.
Notre statut n’est pas tombé du ciel. Il est le résultat de luttes et de conquêtes sociales. Les grandes lois de 1983, 1984 et 1986 ont notamment construit les trois versants de la Fonction publique et renforcé les garanties collectives des agents.
Depuis, les attaques et les réformes se sont multipliées. La loi de transformation de la Fonction publique de 2019 a notamment profondément modifié les instances de dialogue social et réduit les compétences des CAP.
Ce qui a été conquis peut être remis en cause. Ce qui a été gagné par les luttes ne peut être défendu que par notre mobilisation !
Des instances indispensables pour défendre nos droits
Le CST est une instance essentielle du dialogue social. Organisation des services, temps de travail, conditions de travail, orientations de gestion des ressources humaines : les décisions qui y sont discutées ont des conséquences très concrètes sur notre quotidien professionnel.
La F3SCT intervient sur la santé, la sécurité et les conditions de travail. Dans un contexte de dégradation des conditions de travail et d’augmentation des risques professionnels, nous avons besoin d’une représentation syndicale combative et indépendante.
Les CAP défendent les fonctionnaires dans les situations individuelles relevant de leur compétence. Les CCP jouent ce rôle pour les agents contractuels.
Aucun agent ne doit être laissé seul face à son employeur !
Quatre ans, ce n’est pas rien !
Pour quatre ans, les représentants élus seront au cœur du dialogue social.
Ils auront à défendre les intérêts collectifs et individuels des agents, à porter nos revendications et à combattre les décisions qui dégradent le service public et nos conditions de travail.
Le taux de participation sera aussi un message adressé à l’administration.
Plus nous serons nombreux à voter, plus nous pèserons. Plus nous nous mobiliserons, plus nous donnerons de force à nos revendications.
À l’inverse, l’abstention laisse le champ libre à ceux qui voudraient décider sans les agents.
Alors, ne laissons pas les autres décider à notre place !
Pour nos salaires.
Pour nos emplois.
Pour nos conditions de travail.
Pour nos droits.
Pour nos services publics.
Pour une Fonction publique au service de toutes et tous.
Le 10 décembre, chaque voix compte.
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